Cadre de travail

Notre approche

La méthode ne varie pas selon la taille du mandat : cadrage écrit de l’objectif et de la limite de perte, allocation construite, exécution tracée, revue à date fixe. Nous préférons expliquer un mauvais trimestre que l’habiller.

Le cadrage, avant toute position

Le premier travail ne consiste pas à choisir des titres mais à écrire ce que nous cherchons. Objectif de rendement, horizon de placement, perte maximale acceptée, univers d’instruments autorisés : ces quatre éléments sont arrêtés avant la première position, et signés.

Ce document a une fonction précise : il nous empêche de prendre une décision qui sortirait du cadre au motif qu’une occasion est trop belle. Une telle occasion existe toujours ; le cadre est ce qui nous permet de la refuser.

Comment nous décidons

L’allocation est décidée en comité d’investissement, qui se réunit chaque semaine. Aucun gérant n’ouvre une position seul : la décision est collégiale, tracée et datée, ce qui permet de savoir qui a porté quelle thèse et pourquoi.

Le comité n’est pas un lieu de consensus mou. Les désaccords y sont explicites et consignés. Une thèse qui ne résiste pas à la contestation ne mérite pas l’argent du client.

La mesure du risque

Le contrôle des risques ne dépend pas de l’équipe de gestion. Un gérant qui apprécie une position est mal placé pour juger s’il en prend trop : cette évaluation revient à une fonction distincte, dont la rémunération ne dépend pas du résultat.

La concentration est mesurée et plafonnée par émetteur, par secteur et par classe d’actifs. Ces plafonds figurent au mandat et ne sont pas des indicateurs de confort : lorsqu’ils sont atteints, la position n’est pas renforcée.

Ce que nous refusons

Nous ne prélevons aucune commission de performance. Une rémunération liée au résultat incite à prendre plus de risque qu’il n’est raisonnable, et rarement de façon consciente.

Nous n’acceptons aucune rétrocession d’un tiers. Aucune contrepartie ne nous rémunère pour placer un produit dans un portefeuille, et nous n’avons aucun produit maison à écouler.

Déroulement

Étape par étape

  1. 01

    Diagnostic

    Analyse de votre situation, de votre horizon et de votre tolérance réelle au risque — celle que vous assumez en période de baisse, pas celle des jours de hausse.

  2. 02

    Écriture du cadre

    Rédaction du mandat : objectif, horizon, limite de perte, univers autorisé, grille de frais. Vous le discutez, puis vous signez.

  3. 03

    Mise en œuvre

    Aucune position n’est prise avant la signature. La construction du portefeuille commence ensuite, sur décision collégiale.

  4. 04

    Revue

    Reporting mensuel, revue trimestrielle, et réexamen annuel complet du cadre au regard de l’évolution de votre situation.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande le plus souvent

La méthode change-t-elle selon la taille du mandat ?
Non. Le cadre, le contrôle du risque et la fréquence des revues sont identiques. Ce qui varie, c’est le type d’instruments accessibles à partir d’un certain montant.
Qui décide, en dernier ressort ?
Le comité d’investissement, de façon collégiale. En cas de désaccord persistant, la présidence du directoire tranche — et le désaccord est consigné dans le compte rendu.
Puis-je contester une décision ?
Oui, et vous le faites le plus souvent lors de la revue trimestrielle. Une position peut être ajustée ou supprimée à votre demande lorsqu’elle figure dans les exclusions du mandat.
Comment vérifiez-vous que le cadre est respecté ?
Le contrôle des risques examine les positions indépendamment de l’équipe de gestion. Tout dépassement est traité, documenté et signalé au client dans le reporting.
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