Le cadrage, avant toute position
Le premier travail ne consiste pas à choisir des titres mais à écrire ce que nous cherchons. Objectif de rendement, horizon de placement, perte maximale acceptée, univers d’instruments autorisés : ces quatre éléments sont arrêtés avant la première position, et signés.
Ce document a une fonction précise : il nous empêche de prendre une décision qui sortirait du cadre au motif qu’une occasion est trop belle. Une telle occasion existe toujours ; le cadre est ce qui nous permet de la refuser.
Comment nous décidons
L’allocation est décidée en comité d’investissement, qui se réunit chaque semaine. Aucun gérant n’ouvre une position seul : la décision est collégiale, tracée et datée, ce qui permet de savoir qui a porté quelle thèse et pourquoi.
Le comité n’est pas un lieu de consensus mou. Les désaccords y sont explicites et consignés. Une thèse qui ne résiste pas à la contestation ne mérite pas l’argent du client.
La mesure du risque
Le contrôle des risques ne dépend pas de l’équipe de gestion. Un gérant qui apprécie une position est mal placé pour juger s’il en prend trop : cette évaluation revient à une fonction distincte, dont la rémunération ne dépend pas du résultat.
La concentration est mesurée et plafonnée par émetteur, par secteur et par classe d’actifs. Ces plafonds figurent au mandat et ne sont pas des indicateurs de confort : lorsqu’ils sont atteints, la position n’est pas renforcée.
Ce que nous refusons
Nous ne prélevons aucune commission de performance. Une rémunération liée au résultat incite à prendre plus de risque qu’il n’est raisonnable, et rarement de façon consciente.
Nous n’acceptons aucune rétrocession d’un tiers. Aucune contrepartie ne nous rémunère pour placer un produit dans un portefeuille, et nous n’avons aucun produit maison à écouler.