Le point de départ : l’horizon
Une allocation ne se construit pas dans l’abstrait. Elle part de la date à laquelle vous aurez besoin de l’argent — retraite, cession, transmission, projet familial — et de la variabilité que vous pouvez supporter sans être contraint de vendre au mauvais moment.
Deux clients aux mêmes actifs mais à des horizons différents n’auront pas la même allocation. Un modèle unique dupliqué d’un client à l’autre produit des portefeuilles inadaptés et donne une fausse impression de méthode.
Les briques de l’allocation
Nous combinons quatre sources de performance : actions européennes et internationales, obligations souveraines, crédit d’entreprise, et actifs non cotés lorsque l’horizon et la tolérance à l’illiquidité le permettent.
Chaque brique a un rôle identifié. Les actions portent la croissance, les souveraines la protection en période de stress, le crédit le portage, le non-coté la prime d’illiquidité. Retirer une brique sans comprendre son rôle déstabilise l’ensemble.
La poche de liquidité
Une part de l’allocation est systématiquement maintenue en liquidité, dimensionnée en fonction de vos besoins prévisibles sur douze mois. Ce n’est pas un résidu de portefeuille mais une ligne à part entière.
C’est cette poche qui évite les ventes forcées : sans elle, le premier besoin de trésorerie oblige à vendre ce qui se vend le mieux, et non ce qu’il faudrait vendre. La plupart des mauvaises décisions de placement sont des ventes contraintes.
Le risque de concentration
La diversification ne consiste pas à multiplier les lignes mais à multiplier les sources de performance indépendantes. Vingt actions du même secteur ne diversifient rien.
Nous plafonnons le poids d’un émetteur, d’un secteur et d’une devise. Ces limites sont contrôlées par une fonction indépendante de l’équipe de gestion, et un dépassement est traité comme un incident, non comme un écart acceptable.