Cadre de travail

Allocation d’actifs

Répartition entre actions, taux, crédit et actifs non cotés, dimensionnée à partir d’un horizon réel et d’une poche de liquidité qui évite toute vente forcée. La diversification des sources de performance prime sur la conviction unique.

Le point de départ : l’horizon

Une allocation ne se construit pas dans l’abstrait. Elle part de la date à laquelle vous aurez besoin de l’argent — retraite, cession, transmission, projet familial — et de la variabilité que vous pouvez supporter sans être contraint de vendre au mauvais moment.

Deux clients aux mêmes actifs mais à des horizons différents n’auront pas la même allocation. Un modèle unique dupliqué d’un client à l’autre produit des portefeuilles inadaptés et donne une fausse impression de méthode.

Les briques de l’allocation

Nous combinons quatre sources de performance : actions européennes et internationales, obligations souveraines, crédit d’entreprise, et actifs non cotés lorsque l’horizon et la tolérance à l’illiquidité le permettent.

Chaque brique a un rôle identifié. Les actions portent la croissance, les souveraines la protection en période de stress, le crédit le portage, le non-coté la prime d’illiquidité. Retirer une brique sans comprendre son rôle déstabilise l’ensemble.

La poche de liquidité

Une part de l’allocation est systématiquement maintenue en liquidité, dimensionnée en fonction de vos besoins prévisibles sur douze mois. Ce n’est pas un résidu de portefeuille mais une ligne à part entière.

C’est cette poche qui évite les ventes forcées : sans elle, le premier besoin de trésorerie oblige à vendre ce qui se vend le mieux, et non ce qu’il faudrait vendre. La plupart des mauvaises décisions de placement sont des ventes contraintes.

Le risque de concentration

La diversification ne consiste pas à multiplier les lignes mais à multiplier les sources de performance indépendantes. Vingt actions du même secteur ne diversifient rien.

Nous plafonnons le poids d’un émetteur, d’un secteur et d’une devise. Ces limites sont contrôlées par une fonction indépendante de l’équipe de gestion, et un dépassement est traité comme un incident, non comme un écart acceptable.

Déroulement

Étape par étape

  1. 01

    Horizon et contraintes

    Détermination de l’horizon de placement, des besoins de liquidité prévisibles et des contraintes particulières — fiscales, juridiques ou familiales.

  2. 02

    Allocation cible

    Définition de la répartition cible entre les quatre briques et de la poche de liquidité, avec les fourchettes de dérive tolérées.

  3. 03

    Sélection

    Choix des instruments et des lignes à l’intérieur de chaque brique, avec analyse des frais réels et de la liquidité de chaque support.

  4. 04

    Rééquilibrage

    Réexamen semestriel des dérives par rapport aux cibles, et ajustement lorsque la situation ou les marchés le justifient.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande le plus souvent

Quelle part en actions pour un mandat prudent ?
Il n’existe pas de réponse unique : la part dépend de l’horizon et de la capacité à supporter une baisse temporaire sans vendre. Nous la chiffrons lors du diagnostic, pas à partir d’un barème générique.
Investissez-vous dans des actifs non cotés ?
Lorsque l’horizon dépasse sept ans et que la tolérance à l’illiquidité le permet. La poche reste minoritaire et sa valorisation est révisée périodiquement de façon prudente.
À quelle fréquence rééquilibrez-vous ?
Le réexamen est semestriel, mais un écart significatif par rapport aux cibles déclenche un rééquilibrage sans attendre l’échéance.
Comment gérez-vous le risque de change ?
Une couverture partielle est appliquée sur les mandats libellés en euros. Son coût est traité comme une dépense, intégrée à l’allocation — pas comme une perte que l’on espère compenser.
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