Lecture des taux souverains
Nous suivons l’évolution des courbes de la zone euro, en distinguant ce qui relève de la politique monétaire anticipée de ce qui relève de la prime de terme et du risque souverain.
Notre position sur la duration reste modérée. Un portage correct sur la partie courte de la courbe nous paraît préférable à une prise de position directionnelle forte, dont le coût d’erreur est élevé.
Sélection du crédit
Le crédit investment grade européen conserve un portage attractif par rapport aux souverains, à condition d’écarter les émetteurs dont le levier s’est dégradé sans que le spread ne l’ait intégré.
Nous privilégions les émetteurs dont nous avons analysé les comptes directement, plutôt que les expositions obtenues par achat d’un fonds indiciel de crédit.
Le spread comme information
L’écart de spread entre émetteurs d’un même secteur est souvent plus instructif que le niveau absolu du marché. Il révèle ce que les investisseurs anticipent sans nécessairement le formuler.
Nous suivons ces écarts sur plusieurs années afin de distinguer une dégradation structurelle d’un mouvement de marché temporaire. La distinction est difficile à faire dans l’instant et décisive dans le résultat.
Application aux mandats
Sur les mandats prudents, la poche taux et crédit représente la majorité de l’allocation. Une erreur de sélection y produit des conséquences durables, plus difficiles à rattraper qu’un mauvais choix sur une action.
Nous dimensionnons chaque ligne en fonction du risque de crédit effectif et de la liquidité du titre, non de son poids dans un indice de référence.